Toussaint et fidèles défunts : des jours d'espérance

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Les premiers jours de novembre, l'Eglise nous invite à regarder avec confiance vers l'au-delà de la mort.

 

L'expérience très humaine de la mort nous affecte car elle rompt bien des liens, se présente comme l'inévitable issue de l'existence humaine ; elle bouleverse le sens même de la vie. La mort d'un proche ou d'un ami appelle la mémoire et la réflexion ; elle provoque à chercher le sens d'une existence :

qu'est-ce qui l'a animé durant sa vie ?

Qu'est-ce qui a habité son cœur ?

Quel a été le moteur de sa vie ?

Qu'allons-nous garder de lui ?

D'autres questions se posent aussi :

A quoi bon peiner, aimer, si tout doit un jour être réduit à néant ?

Notre défunt voit-il notre peine ?

N'est-il pas trop tard pour lui dire Merci ou je t'aime, ou pardonne-moi ?

 

Pour certains, la mort est considérée comme le retour au néant : elle est un total anéantissement, il n'y a plus rien !

La foi de l'Eglise ne partage pas cette vision des choses. Pour elle, il y a un au-delà de la mort. La mort comme la naissance est un passage et l'Eglise fonde sa foi sur l’événement de la résurrection de Jésus dont témoignent les évangiles. Jésus a traversé la mort pour entrer dans la vie en plénitude, et ainsi, il a ouvert un chemin nouveau à l'humanité aux prises avec le désespoir qui laisse penser qu'il n'y a plus rien à attendre, plus rien à recevoir.

Au contraire, en Jésus et par Jésus, tout homme est promis à la vie éternelle. Les saints ne sont pas d'abord des gens extraordinaires, qui ont fait de grandes choses... "ce sont des personnes qui avant d’atteindre la gloire du ciel ont vécu une vie normale, avec des joies et des douleurs, des peines et des espérances". Ils sont d'abord ceux qui se sont laissés rencontrer par Dieu, touchés par leurs frères en humanité, animés par les paroles et la vie de Jésus. Ils vivent aujourd'hui en Dieu, et ils nous attirent vers la lumière en intercédant pour nous.

Quant aux défunts pour lesquels nous prions, ils sont aussi vivants en Dieu, mais, à la différence des saints, ils comptent sur nous, ils sont en attente, ils aspirent à la Lumière et à la Paix promise par le Christ. La prière pour les défunts est une prière d'Espérance que l'on trouve déjà dans l'Ancien Testament (2 Macc 12, 43 - 46) et qui se vit aujourd'hui au cœur de chaque eucharistie, mais aussi quand nous allons au cimetière, nous recueillir sur nos tombes familiales.

La mort provoque bien des questions et la foi ne répond pas à toutes ces questions, mais, elle nous balise le chemin, elle donne des points de repères fiables pour avancer, pour espérer.

 

Puissent ces jours nous aider à lever les yeux vers le Seigneur, vers l'Espérance qu'il a ouverte pour nous en son Fils. Puissent ces jours aussi, nous rendre plus proches de ceux qui sont éprouvés par la disparition de l'un des leurs.

Père Pierre DEPRECQ

Pour prier chez soi au au cimetière

Télécharger le document 'Prier pour les défunts' 

 

TEXTES ET PRIÈRES
POUR FAIRE MEMOIRE
MEDITER
PRIER
POUR NOS DEFUNTS

 

"Mon Dieu donnez-moi la Sérénité
d'accepter les choses que je ne puis changer
le Courage de changer les choses que je peux
et la Sagesse d'en connaître la différence."


LES PAS SUR LE SABLE

Un jour, un homme arriva au paradis et demanda à Dieu, s’il pouvait revoir toute sa vie.
Aussi bien les joies que les moments difficiles.

Et Dieu le lui accorda. Il lui fit voir toute sa vie.
Comme si elle se trouvait projetée
le long d’une plage de sable.
Et que lui, l’homme se promenait le long de la plage.

L’homme vit que, tout au long du chemin,
Il y avait quatre empreintes de pas sur le sable
Les siennes et celles de Dieu.

Mais dans les moments difficiles,
il n’y en avait que deux !
Très surpris et même peiné, il dit à Dieu :
« je vois que c’est justement dans les moments difficiles que tu m’as laissé seul !.. »
« Mais non ! lui répondit Dieu.
Dans les moments difficiles, il y avait les traces de MES PAS A MOI,
Parce qu’alors, Je te portais dans mes bras.

CHERCHER EN AVANT

Ne le cherchez pas en arrière, ni ici, ni là, ni dans les vestiges matériels qui vous sont naturellement chers.
Il n’est plus là. Il ne vous attend plus là.
C’est en avant qu’il faut le chercher, dans la construction de votre vie renouvelée…

Soyez lui fidèle et non point dans une sentimentalité rétrospective
avec laquelle il faut avoir le courage de briser.
Sa véritable trace n’est pas dans certaines manifestations de son activité.
Leur disparition même si douloureuse
qu’elle puisse vous paraître, doit vous libérer, non vous déprimer.
Non pas oublier, mais chercher en avant.
Malgré tout ce que vous pouvez sentir ou croire,
reconnaître avec évidence que votre vie doit se poursuivre. Je suis persuadé qu’elle commence.
Décidez-vous seulement
à ne plus vivre dans le passé,
ce qui ne veut pas dire que vous oubliez
celui-ci,
mais seulement que votre manière,
la vraie, de lui être fidèle
doit consister à construire en avant,
c’est à dire à être digne de lui.
Ne vous isolez pas.
Ne vous repliez pas au fond de vous-mêmes.
Mais voyez le plus possible vos amis.
Donnez-vous.
C’est ce don qui vous libérera
et vous épanouira.
Je voudrais que vous trouviez nombre de gens et de choses auxquels, noblement,
vous vous donnerez.
Pierre Teilhard de Chardin

NOUS N’AVONS JAMAIS SU

Nous n’avons jamais su ce que tu pensais
Sur plein de choses pourtant essentielles.
Tu ne nous parlais jamais de Dieu,
Mais tu allais à l’église de temps en temps
Pour dire adieu à tes amis
quand ils mouraient,
Pour partager la joie de ceux qui se mariaient,
Pou accueillir les enfants de la famille
ou des amis,
Quand on les baptisait.
Et pour les retrouver plus tard
Quand ils faisaient leur première communion.

Aujourd’hui nous, tes proches, nous te disons adieu,
Nous espérons que, silencieusement,
Tu as rejoint ceux que tu aimais,
Ceux dont tu as partagé le travail, les soucis,
Ceux que tu as aidés ou qui t’avaient
rendu service.

Demain nous aussi nous partirons
Sans avoir terminé notre travail,
Nous laisserons sans doute des choses à faire,
Nous abandonnerons nos travaux entrepris
Que d’autres à notre place poursuivront.

Mais ce jour-là, nous espérons te retrouver,
Et nous viendrons silencieusement
Nous asseoir auprès de toi
Dans la maison du Père.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent dans la Paix. Amen.

SI TU M’AIMES

Ne pleure pas si tu m’aimes.
Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Anges
et me voir au milieu d’eux.
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux
les horizons et les champs éternels,
les nouveaux sentiers où je marche !
Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi
la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent.
Quoi, tu m’as vu, tu m’as aimé
dans le pays des ombres
et tu ne pourrais ni me revoir,
ni m’aimer dans le pays des immuables réalités !

Crois-moi quand la mort viendra briser tes liens,
comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient et,
quand un jour que Dieu connaît et qu’il a fixé,
ton âme viendra dans le Ciel où l’a précédé la mienne,
ce jour là tu me reverras,
tu retrouveras mon affection épurée.
A Dieu ne plaise qu’entrant dans une vie plus heureuse, infidèle aux souvenirs
et aux vraies joies de mon autre vie,
je sois devenu moins aimant.
Tu me reverras donc,
transfiguré dans l’extase et le bonheur
non plus attendant la mort,
mais avançant d’instant en instant avec toi
dans les sentiers nouveaux de la lumière et de la Vie.
Essuie tes larmes et ne pleure plus si tu m’aimes.
D’après Saint Augustin - Evêque

DIEU NOTRE PÈRE

 

Souviens-toi de N…….  que tu as appelé auprès de toi. Puisqu'il (elle) a été baptisé (e) dans la mort de ton Fils, accorde-lui de participer à sa résurrection le jour où le Christ, ressuscitant les morts, rendra nos pauvres corps pareils à son corps glorieux.  Souviens-toi aussi de nos frères défunts, souviens-toi des hommes qui ont quitté ce monde et dont tu connais la droiture : Reçois-les dans ton Royaume où nous espérons être comblés de ta gloire, tous ensemble et pour toujours, quand tu essuieras toute larme de nos yeux ; en te voyant, toi, notre Dieu, tel que tu es, nous te serons semblables éternellement, et sans fin, nous chanterons ta louange par le Christ, notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

Prière eucharistique n° 3


UN GRAND AMOUR M’ATTEND

 

Ce qui se passe de l'autre côté, quand tout pour moi aura basculé dans l'Eternité... Je ne le sais pas ! Je crois, je crois seulement qu'un grand Amour m'attend. Je sais pourtant qu'alors, pauvre et dépouillé, je laisserai Dieu peser le poids de ma vie. Mais ne pensez pas que je désespère... Non, je crois, je crois tellement qu'un grand Amour m'attend. Maintenant que mon heure est proche, que la voix de l'Eternité m'invite à franchir le mur, ce que j'ai cru, je le croirai plus fort au pas de la mort. C'est vers un Amour que je marche en m'en allant, c'est vers son Amour que je tends les bras, c'est dans la vie que je descends doucement. Si je meurs ne pleurez pas, c'est un Amour qui me prend paisiblement. Si j'ai peur... et pourquoi pas ? Rappelez-moi souvent, simplement, qu'un Amour m'attend. Mon Rédempteur va m'ouvrir la porte de la joie, de sa Lumière. Oui, Père ! voici que je viens vers toi comme un enfant, je viens me jeter dans ton Amour, ton Amour qui m'attend.

Saint Jean de la Croix

 

PRIÈRES A DIRE AU CIMETIÈRE
après avoir déposé les fleurs sur la tombe

(Nommer le défunt), ici s’est achevé ton chemin parmi nous, mais ici même, nous revenons pour nous souvenir, pour continuer avec toi, dans le même sens, ces années où nous avons marché ensemble. Ce que tu as vécu, tout cela continue aujourd’hui. Nous venons prier pour toi, te confier à Dieu, à Jésus Christ.

Seigneur Jésus-Christ, avant de ressusciter, tu as reposé trois jours en terre. Depuis ces jours-là, la tombe des hommes est devenue pour les croyants, signe d’espérance en la Résurrection. Au moment où nous venons déposer des fleurs sur les caveaux de nos défunts, nous te prions, toi qui est la résurrection et la vie : Donne à (nommer les défunts)  de reposer en paix dans ce tombeau, jusqu’au jour où tu les réveilleras pour qu’ils voient de leurs yeux, la lumière, sans déclin, pour les siècles des siècles. Amen.


NOTRE PERE qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre
comme au ciel,
donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre nous du mal.


JE VOUS SALUE MARIE,
pleine de grâce.
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, mère de Dieu,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort. Amen

Donne-leur, Seigneur, le repos éternel
Fais briller sur eux la lumière sans fin.

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